Présentation

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 18:35

 

 

Veuillez trouver ci dessous la lettre ouverte adressée à monsieur Van Roekeghem, Directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Asurance Maladie par les principaux responsables des syndicats de médecins libéraux  en réponse à ses déclarations parus dans le Quotidien du Médecin du 11 mai 2010.

Monsieur le directeur,

Dans le Quotidien du Médecin du mardi 11 mai 2010, vous affirmez avoir donné aux

CPAM des consignes de fermeté envers les médecins de secteur 1 n’appliquant pas les tarifs

opposables et donc contrevenant ainsi au règlement arbitral.

Nous tenons à vous rassurer, vos directeurs de CPAM, en bon petits soldats, vous

obéissent et nombreux sont les médecins qui ont reçu des courriers leur intimant l’ordre de

rentrer dans le rang.

Certains de nos patients reçoivent même des lettres émanant de leur CPAM leur

rappelant que la consultation du médecin généraliste est à 22 € et qu’ils peuvent se faire

rembourser l’odieux euro supplémentaire « injustifié ».

Cela ne manque pas de piquant !

Injustifié ? Alors que l’ONDAM 2009 n’a pas été dépassé,

Injustifié ? Alors que madame BACHELOT, ministre de la santé affirmait il y a quelques

mois que les 250 millions d’euros de cette augmentation étaient provisionnés,

Injustifié ? Alors que la même ministre de la santé se permet de dépenser plus de 100 €

par vaccination contre la grippe AH1N1,

Injustifié ? Alors que lorsque les médecins libéraux, notamment les médecins généralistes,

voient leur revenu diminuer, les établissements hospitaliers publics dépensent l'argent

public sans compter et accusent une augmentation de leurs dépenses de 7,5 %.

Injustifié ? Alors que l’euro supplémentaire a été acté par avenant conventionnel le 29

mars 2007 et qu’il se doit d’être appliqué depuis le 1er juin 2008.

Est-ce à dire que vous trouvez justifié le non respect des engagements conventionnels ?

Est-ce à dire que vous trouvez justifié le non respect de votre signature ?

Certes vous avez dans votre escarcelle tout un arsenal de statistiques qui brillamment

prouvera que les médecins libéraux n’ont pas rempli leur contrat de maitrise médicalisée !

Nous n'en doutons pas !

Les médecins libéraux sont las de vos statistiques, las de vos chiffres et las de vos courbes.

Nous regrettons amèrement que nos Commissions paritaires locales et régionales

deviennent de véritables cabinets de comptabilité … et nous nous interrogeons sur la

pérennité de notre participation.

Ce, d'autant plus que certaines discordances résonnent faussement quand vous annoncez

que seuls 3 à 5 % des médecins appliquent le mouvement tarifaire de l’UNOF-CSMF. Ces

chiffres ne correspondent pas avec ceux annoncés par certains de vos directeurs de CPAM

qui en déclarent au moins dix fois plus !

Monsieur le directeur, les médecins libéraux exigent le respect, les médecins libéraux

appliquent ce qui leur est dû, non pas au 1er janvier 2011 mais maintenant.

Trop c’est Trop ! Monsieur le directeur l’intimidation ne passera pas !

Veuillez accepter monsieur le directeur nos sincères salutations.

Dominique Engalenc (CSMF 18)

Gerald Galliot (CSMF 28)

Daniel Desdouits (CSMF 36)

Jean Pierre Peigné (CSMF 37)

Thierry Ouillet (CSMF 41)

Alain Gosselin (CSMF 45)

Par Dr Max Fleury - Publié dans : Actualité
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 09:44

 Après le soldat Ryan, le thon rouge et la baleine à bosse, il devient urgent de protéger le médecin généraliste français si l'on ne veut pas que celui-ci disparaisse tout simplement du paysage français. L'état actuel de la situation sociale et politique annonce la mort programmée du médecin de famille si cher au coeur des français et que nous envient tous les habitants des pays où sévit une médecine étatique avec des médecins-fonctionnaires aux abonnées absents dès 17 heures, ou au contraire une pratique ultra-libérale aux tarifs prohibitifs, reléguant les mal-lotis vers des dispensaires surpeuplés... La voie moyenne est bien représentée par notre système libéral qui fonctionnait tant bien que mal jusqu'à il y a encore quelques années. Jusqu'à ce que le Numérus Clausus et le durcissement de l'exercice ne viennent dépeupler les rangs des MG français. Alors si vous tenez à votre médecin, signez la pétition sur le lien suivant et dont le texte est repris ci-dessous.

http://www.mesopinions.com/pour-la-sauvegarde-du-medecin-generaliste-francais-petition-petitions-3b81fef4799378c7914cc3a0407f158e.html

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de la Santé,

A l'heure où la mobilisation pour la sauvegarde du thon rouge, des baleines, des dauphins, des gorilles de montagne est générale, nous souhaitons attirer votre attention sur une autre espèce en voie de disparition : le médecin généraliste français !


Vous n'êtes pas sans savoir où en est la démographie médicale dans notre pays. Les médecins généralistes se font de plus en plus rares dans le paysage sanitaire français, à la campagne -c'est une évidence- mais aussi désormais dans nos villes. Le nombre de nos confrères qui cessent leur exercice de médecin généraliste (retraite ou reconversion) dépasse de loin celui des jeunes médecins qui choisissent d'exercer ce métier passionnant et de s'installer. Cette situation est en train d'aboutir à la catastrophe sanitaire depuis longtemps annoncée : l'impossibilité désormais pour les patients de se faire soigner correctement et rapidement. De plus en plus de médecins installés refusent d'accueillir de nouveaux patients, les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous ne cessent d'augmenter, les généralistes sollicités de toutes parts, exténués physiquement et nerveusement sont de moins en moins disponibles pour l'écoute et l'empathie que réclament leurs patients.


Deux causes nous paraissent essentielles : l'attractivité de la médecine générale et la nature même de la formation des futurs médecins généralistes.


- Attractivité de la médecine générale : pour devenir un médecin généraliste opérationnel, il faut en moyenne une dizaine d'années d'études. A partir de là, la durée moyenne de travail hebdomadaire est de 50 à 70 heures par semaine. La rémunération actuelle avec un C à 22 euros, le poids des charges de toutes sortes, placent la rémunération horaire du médecin généraliste français largement en queue de peloton de toutes les professions à forte valeur ajoutée. Le médecin libéral est le seul professionnel qui, pour améliorer son niveau de vie, est obligé d'abaisser la qualité de son activité (faire du nombre pour faire du chiffre...). Si l'on rajoute à cela une demande exponentielle des contraintes bureaucratiques émanant des Caisses d'Assurance Maladie et d'Institutions diverses (demandes de certificats tous azimuts, questionnaires à remplir, etc.), il n'est pas étonnant que de moins en moins de médecins issus de la faculté choisissent de ne pas exercer ce métier !


- Nature des études médicales : le Numerus Clausus est le responsable numéro un de la crise démographique médicale que vit notre pays. Il n'est pas normal qu'aujourd'hui, l'on soit contraint d'inviter des médecins formés à l'étranger à venir exercer en France pour peupler nos déserts médicaux, alors que l'on refuse littéralement l'accès de nos enfants à cette profession par une sélection drastique et absurde ! Cette sélection, basée essentiellement sur les disciplines scientifiques et le bachottage, obligeant les candidats à s'offrir des classes préparatoires et des coaches coûteux pour augmenter leurs chances de réussir le concours de première année, est parfaitement inadaptée à la sélection de futurs professionnels qui auront essentiellement à gérer des relations humaines. 

C'est pourquoi nous, signataires de cette pétition, médecins et patients réunis, nous vous demandons de considérer désormais la pratique de la Médecine Générale en France comme une priorité sanitaire, de lui accorder toute l'attention qu'elle mérite et de faire de la réforme de cette profession l'une des priorités de votre gouvernement, en concertation avec les acteurs de terrain : 


- Revalorisation de l'attractivité de la Médecine Générale, y compris sur le plan de la rémunération des médecins généralistes. Cela implique la suppression totale (pour toutes les spécialités) ou bien au contraire la généralisation mais strictement encadrée (y compris pour les généralistes) de la pratique des dépassements d'honoraires qui crée une disparité énorme de revenus parmi les professionnels et génère littéralement une médecine à deux vitesses, pour les médecins comme pour les patients. Cela implique aussi de repenser l'exercice de cette profession d'une manière globale : quelle place veut-on offrir au médecin généraliste, acteur de soin de premier recours, dans notre société et dont on ne pourra pas se passer ?


- Réforme des études médicales qui doivent être repensées dans leur globalité : sélection et formation plus appropriée (sciences humaines) et plus équitable des étudiants avec élargissement conséquent et immédiat du Numerus Clausus pour répondre aux vrais besoins de notre société en médecins (abandon du principe "moins de médecins = moins de patients à rembourser"), réduction de la durée totale des études qui dépassent de loin ce que pratiquent les autres pays développés.

Nous refusons la disparition annoncée du médecin famille à la française au profit d'un médecin simple "fonctionnaire de santé" et nous serons attentifs aux réponses que vous apporterez à ce problème de société majeur.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Santé, à l'expression de nos sentiments respectueux.

 

Par Dr Max Fleury - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 14:32
Alors que les informations les plus alarmistes sur la gravité de la grippe A, informations ayant pour source la cellule de communication du ministère de la Santé, les patients ne cessent de me demander à longueur de journée : "Alors docteur, faut-il que je ma fasse vacciner ou pas, qu'en pensez-vous ?".

C'est une question bien difficile à laquelle j'aimerais tenter une réponse, avec un préambule extrêmement important : aucune réponse objective ne peut être apportée à cette question par quiconque. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous manquons totalement d'arguments objectifs (c'est-à-dire scientifiquement validés et en l'absence de tout conflit d'intérêt, que ce soit vis à vis de nos dirigeants ou des firmes pharmaceutiques qui pr
oduisent les vaccins), à la fois sur la grippe A et sur ses différents vaccins. vaccin-2-ea8da

 La grippe A est trop récente, et ses vaccins fabriqués en toute hâte et sans essais thérapeutiques solides au préalable, font que toute affirmation péremptoire sur l'un ou l'autre de ces sujets ne peut qu'être qualifiée de mensonge ou de manipulation. Il est vrai que le gouvernement utilise, pour la gestion de cette crise, une technique largement éprouvée par les cabinets de marketing : le "fear marketing" ou marketing de la peur. Le but : faire vibrer la corde sensible de la population, en brandissant une menace meurtrière.

DE NOUVEAUX VACCINS PEU TESTES


Concernant les vaccins, la revue médicale allemande indépendante Arznei-Telegramm avait envoyé dès le 25 août à son réseau (blitz a-t) un texte qui mettait l’accent sur les particularités des nouveaux vaccins. Il y est question du Pandemrix, le vaccin de GSK utilisé en Allemagne, mais aussi du vaccin de Novartis Focetria qui contient lui aussi le même type d'amplificateur d'effet à base de squalène (les fameux adjuvants). Celui-ci, qui se présente comme une émulsion lipidique, est mélangé à d'autres ingrédients dans des potentialisateurs appelés AS03 pour le Pandemrix et MF59 pour le Focetria. La revue déconseille la vaccination, d’abord parce qu’elle n’a pas vraiment d’utilité en l’état, mais surtout parce que les vaccins que nous aurons en Europe seront différents de ceux utilisés aux Etats-Unis. En effet, l’agence américaine du médicament a tiré quelques leçons du fisaco de la grippe porcine de 1976 et se montre plus prudente que l’agence européenne du médicament (EMEA) et les autorités sanitaires européennes.

Celles-ci sont prêtes à faire vacciner des centaines de millions d’Européens avec des vaccins fabriqués selon des technologies non éprouvées, à l’aide d’adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire dont les risques ne sont pas connus, faute d’essais cliniques d’envergure.

Le directeur d’Arznei-Telegramm, Wolfgang Becker-Brüser, avait déjà jeté un pavé dans la mare en parlant, dans un entretien accordé le 3 août dernier au très sérieux hebdomadaire Der Spiegel, de cette vaccination massive comme d’une « expérimentation grandeur nature sur la population ». Il persiste et signe, avec la rédaction entière, par exemple dans un texte appelé « Schweinegrippe : Alles im Griff ? »


UNE MAUVAISE GESTION DES AUTORITES SANITAIRES

 

Lorsqu’il y a une menace de pandémie, les autorités ont le devoir de se préparer à faire face aux dangers éventuels, ce qui inclut la prise en compte des scénarios les plus pessimistes. Elles doivent s’assurer que des vaccins et des médicaments seront disponibles en quantité suffisante, au cas où il y en aurait besoin. Rien de plus normal, on en convient. Mais le devoir de protéger la population inclut aussi le choix minutieux de vaccins et de médicaments dont l’efficacité est bonne et dont la tolérance et le profil de sécurité sont les meilleurs possibles. Ce même devoir implique une information raisonnable de la population sur les dangers réels de la pandémie.


Or lorsque le Paul-Ehrlich-Institut (PEI [responsable des vaccins et des bio-médicaments en Allemagne, NdT]) pronostiquait pour l’automne l’arrivée d’une vague qui allait causer des cas graves et des décès, avec pour principal résultat d’attiser les craintes. Les peurs et la panique résultent aussi des gros titres alarmistes que l’on voit depuis des semaines partout dans les media. 


D’autre part, les hommes politiques et les autorités sanitaires donnent l’impression de contrôler la situation, dans un pays bien préparé à faire face, notamment grâce aux expériences antérieures avec la grippe aviaire. Ils nous informent des plans d’action mis en place, ils autorisent des prototypes de vaccins anti-pandémiques ["vaccins maquette"], ils passent commande de vaccins et d’inhibiteurs de la neuraminidase [mode d’action désignant les médicaments antiviraux Relenza et Tamiflu] pour les stocker en grande quantité.

Le président du PEI explique la stratégie en disant qu’ « il ne serait pas logique de ne pas vacciner contre H1N1 ».


DES AMPLIFICATEURS D'EFFET PEU CONNUS


Le nouveau vaccin monovalent fragmenté inactivé est cultivé sur des œufs, mais l’antigène analogue à la grippe porcine remplace celui de la grippe aviaire, et il ne contient que 3,75 microgrammes d’antigène, à la différence des vaccins trivalents contre la grippe saisonnière, qui en contiennent 45 µg, soit 3 x 15 µg. Une telle diminution de la quantité d’antigène est rendue possible par la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène, de polysorbate et de vitamine E. Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle.


Il faut savoir que de tels adjuvants ne renforcent pas seulement l’immunogénicité, mais aussi les éventuelles réactions immunitaires excessives indésirables. Cela peut se manifester par des réactions locales tels que gonflements et douleurs au site d’injection comme par des effets systémiques tels que maux de tête, fièvre, frissons... Il n’est pas exclu que ce mélange qui sert d’adjuvant augmente aussi la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré ou d'autres pathologies auto-imunes comme la sclérose en plaques.


Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC. Ce vaccin, présenté lors de son autorisation comme ayant une tolérance particulièrement bonne, a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés : l’albumine et un conservateur contenant du mercure.


A ce jour, l’agence américaine du médicament , la Food and Drug Administration, a préféré se passer d’amplificateurs d’immunité et continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées, y compris dans le cas du vaccin anti-pandémique. La raison ? Les décennies d’expérience que nous avons avec les vaccins contre la grippe saisonnière, qui sont produits chaque année de la même façon, en changeant simplement les antigènes. C’est ce type de vaccin qui devrait être le plus utilisé.


Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :


- Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique mise sur ses propres mélanges, c’est-à-dire ceux dont elle détient les brevets. Cependant, l’exemple des Etats-Unis montre que la technologie permettant de diminuer la teneur en antigène par l’ajout des amplificateurs d’effet n’est pas indispensable pour accélérer la production. Et puisque les vaccins anti-pandémiques ne contiennent qu’un seul antigène, leur production ne nécessite de toute façon qu’un tiers de la quantité nécessaire à la production des vaccins conventionnels contre la grippe.


- Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. Si un médicament [ou vaccin] est implémenté massivement et qu’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. Et c’est pourquoi nous estimons que la vaccination immédiate par un vaccin à peine testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature.

 

Par conséquent, je ne peux que déconseiller à mes patients de se faire vacciner avec ce genre de vaccin à adjuvant. Le vaccin oui, mais pas n'importe lequel, celui SANS adjuvant, réservé pour l'instant (comme par hasard) aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.


RAPPORTS BENEFICES-RISQUES NON VERIFIES


- Les vaccins adjuvantés seraient efficaces « non seulement contre la souche virale contenue dans les vaccins respectifs, mais aussi contre des variantes de cette souche ». Or nous ne disposons d’aucune preuve clinique de ces allégations, et tout porte à croire que les vaccins n’auraient aucune efficacité face à un virus qui connaîtrait des mutations importantes.


- Le vaccin anti-pandémique contient du thimérosal [thiomersal dans le texte original, NdT]. Ce conservateur au mercure, actuellement largement interdit dans les vaccins, est censé diminuer les coûts du stockage et de la logistique [12].


- La commande massive ne s’accompagne pas de critères de qualité, ni d’exigences de preuves de sécurité et d’efficacité des vaccins. Les tests de durée réduite ne suffiront que pour déterminer le taux d’anticorps, qui servira de critère de jugement substitutif. La commande passée par les autorités n’est malheureusement pas conditionnelle ; elle n’a pas exigé qu’une étude soit faite pour que les aspects relatifs aux bénéfices concrets apportés aux patients puissent être systématiquement évalués à l’aide de critères de jugement pertinents, portant par exemple sur la fréquence des crises d’asthme, des pneumonies ou des décès chez les vaccinés par rapport aux non vaccinés. Si cela avait été fait, nous aurions au moins pour les pandémies futures une base scientifique plus solide sur laquelle décider des stratégies de prophylaxie qu’il convient de mettre en place.

 

LES AUTORITES SANITAIRES SUIVENT AVEUGLEMENT LES FIRMES PHARMACEUTIQUES


Alors même que des fonds publics ont été alloués aux laboratoires lors de la grippe aviaire, afin qu’ils « continuent leurs recherches en vue du développement de vaccins anti-pandémiques », le ministère fédéral allemand de la santé et le comité des ministres de la santé des länder n’ont pas riposté lorsque ces mêmes laboratoires ont fait pression sur eux. Ainsi, GSK a formulé un avertissement resté certes poli, mais pas moins tranchant : « Compte tenu de la très forte demande mondiale [de vaccins], (…) veuillez confirmer immédiatement vos commandes, sans rétractation possible, conformément aux conditions prévues par contrat » Ce qui s'est passé en Allemagne a peu de raison de ne pas s'être passé en France, tant les contrats signés entre le ministère de la santé et ces firmes pharmaceutiques restent pour le moment inaccessibles à l'examen attentif des parlementaires. Malgré l’importance de cette commande passée par les autorités (90 millions de doses !), les conditions qui l’accompagnent n’ont pas été rendues publiques. Ce qui n’est pas sans poser problème, puisqu’il ne faut pas oublier qu’il peut y avoir des conflits d’intérêts des personnes chargées de négocier ces conditions, comme dans le cas des contrats fixant les rabais obtenus pour des achats en grande quantité.


Alors, se faire vacciner ou pas ? Oui mais... Pour ma part, il est hors de question de m'injecter le vaccin adjuvanté, ni à moi, ni aux miens...


Dr Max Fleury


Par Dr Max Fleury - Publié dans : Actualité
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 09:24

Contre les maladies virales très contagieuses qui font florès au cœur de l’hiver, il n’existe qu’un seul rempart : notre système immunitaire, c’est-à-dire nos défenses naturelles. Pour rester en bonne santé –ou tomber moins souvent malade- il n’existe qu’une solution : améliorer les performances de notre immunité naturelle.

 

Cela est parfaitement possible, dans une certaine mesure, grâce à quelques mesures simples mais qui nécessiteront néanmoins de votre part un peu d’assiduité et de motivation.


Une alimentation riche en vitamines, oligoéléments et anti-oxydants


Une alimentation saine, variée et équilibrée est la condition essentielle pour préserver le bon fonctionnement de notre système immunitaire. La consommation de fruits et légumes doit être favorisée, dans le but de faire le plein de vitamines et d’anti-oxydants. Les substances clés sont la vitamine C, et celles du groupe B (B2, B5), mais aussi les oligoéléments comme le fer et le zinc, le manganèse.

En hiver, il convient de consommer des oranges, des clémentines, des kiwis, des choux, ou encore des carottes. Même si l'envie de crudités est moindre en hiver que l'été, la consommation de légumes sous cette forme est plus que jamais nécessaire. Les compléments alimentaires, et notamment les cocktails multi vitaminés contenant des substances minérales, aideront également le système immunitaire à affronter l'hiver.

D'autres aliments, comme les fruits de mer (zinc et fer), les légumes secs (fer et sélénium), l'ail et l'oignon (vitamine C et sélénium) renforcent le système immunitaire. Enfin, il faut consommer suffisamment de protéines, utiles pour la formation des anticorps contre les infections. On les trouve principalement dans les viandes, les poissons et les oeufs.

 

Les probiotiques sont vos amis

 

Les probiotiques sont des organismes microscopiques vivants, qui apportent un effet bénéfique sur la santé de celui qui le consomme. L’une des propriétés clés des micro-organismes probiotiques est la modulation du système immunitaire de l’hôte. Selon que l’on s’adresse à l’individu sain ou présentant une pathologie liée à un dysfonctionnement immunitaire (allergies, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou MICI), leurs effets peuvent être très différents : en effet, en situation normale, la plupart des micro-organismes probiotiques stimulent les défenses immunitaires innées (phagocytose, cytokines pro-inflammatoires) et agissent favorablement sur la durée des épisodes infectieux ou sur la réponse vaccinale. On retrouve ces probiotiques dans de nombreux compléments alimentaires vendus en pharmacie.

Boire suffisamment


Boire limite la progression des infections. En hiver, la consommation de thé et de tisanes aidera à rester bien hydraté. En revanche, il ne faut pas boire de produits trop sucrés, sous peine de "freiner" le système immunitaire.

Rester Zen et positif


Le stress est l'un des plus grands ennemis du système immunitaire. Il est préjudiciable à la formation de globules blancs ou leucocytes, qui aident à lutter contre les infections. Une personne stressée est donc plus vulnérable aux virus et bactéries qu'une personne décontractée. Il faut donc se relaxer au maximum, faire ce dont on a envie (dans une certaine limite quand même !), et essayer de positiver en toutes circonstances. Vous pouvez aussi essayer des méthodes très simples comme celle du Professeur BENSON de Harvard qui étudie les conséquences physiologiques du stress et de la relaxation depuis cinquante ans ! Une approche de cette méthode éprouvée scientifiquement et abordable par tous est disponible par le lien suivant :

 

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=reponse_relaxation_th

Selon des recherches récentes, le rire aurait également des effets bénéfiques sur l’immunité, toujours par le biais de la neuro-psycho-immunologie. Une bonne excuse pour se délecter régulièrement d’une bonne vieille comédie de série Z, la plus idiote possible, à condition bien sûr qu’elle vous fasse rire !


Redoubler de vigilance sur l'hygiène


Pour éviter d'attraper un virus, il convient de se laver régulièrement les mains, avant de manger, ou après avoir pris les transports en commun. Pour protéger les autres, il est conseillé d'éternuer dans un mouchoir, qu'on jettera ensuite à la poubelle. Rien de pire que de voir de vieux mouchoirs en papier traîner sur la toile cirée de la table à manger !

Faire de l'exercice régulièrement


Une activité physique régulière renforce le système immunitaire, et présente également l'avantage de combattre le stress. Attention néanmoins à pratiquer l'échauffement, surtout en période de grand froid. A l’inverse, l’excès d’entraînement provoque des dépressions immunitaires qui sont préjudiciables et qui ouvrent la porte aux infections virales comme les rhino-bronchites.

Attention à l'alcool et au tabac


Le tabac multiplie la quantité de radicaux libres dans l'organisme, ce qui réduit le taux de vitamine C, et donc l'immunité du corps. Quant à l'alcool, il diminue le pouvoir des globules blancs, et a tendance à déshydrater. La modération est donc fortement conseillée.

 

Dormir !

 

Le manque de sommeil est également facteur de baisse de l’immunité, à cause de la fatigue qu’il entraîne. Il est donc important de bien respecter son temps de sommeil physiologique (8 heures par nuit en moyenne chez les adultes). Pas question, donc, de sacrifier son repos, celui-ci est essentiel pour maintenir son niveau de performance.

 

L’hygiène du nez

 

Le nez, c’est comme le reste : ça se lave ! La plupart des infections virales hivernales se transmettent par voie respiratoire. Notre muqueuse nasale est quotidiennement contaminée par des milliards de virus qui sont tenus en respect par les barrières immunitaires déployées au niveau de ces muqueuses. Une petite baisse de régime et, hop, les virus en profitent pour se multiplier et envahir nos voies respiratoires en provoquant les symptômes bien connus : congestion, écoulements, douleurs et fièvre.

Le lavage quotidien des fosses nasales avec des produits soufrés permet donc à la fois d’éliminer un grand nombre de virus logés dans nos muqueuses et d’améliorer les performances immunitaires locales. Dans ma douche, je garde désormais un flacon de ce produit de lavage et procède quotidiennement à un lavage abondant de mes fosses nasales !

 

En respectant ces quelques règles de base qui sont d’ailleurs physiologiques, il doit être possible d’éviter le plus grand nombre de ces infections virales hivernales qui ne sont pas graves la plupart du temps, certes, mais dont on ferait bien l’économie. Bon hiver à tous !

Dr Max Fleury

Par Dr Max Fleury - Publié dans : Prévention
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 06:15
Une initiative parlementaire, votée sous forme d'amendement au Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) devrait prochainement obliger les médecins à prescrire des médicaments généricables à chaque fois que cela est possible, sous peine de sanctions. Une mesure scandaleuse, tant pour les patients que pour les médecins, qui suscite un tollé dans la profession.

Le gouvernement vient de décider que les nouveaux avions Airbus coûtaient beaucoup trop cher et n'apportaient rien de plus que les vieux modèles. Il va donc autoriser des copies meilleures marché qui pourront être produites en France, mais aussi en Inde ou en Chine ou dans d'autres pays émergents. Seule obligation à respecter, l'avion devra ressembler à un véritable Airbus et disposer des mêmes moteurs. Pour le reste, les fabricants des copies auront loisir d'utiliser les matériaux les plus économiques possibles pour réduire le coût de revient : cannettes recyclées pour la carlingue, fauteuils en carton, cordes à linge pour les commandes, etc. Pas envie de partir en voyage à bord d'un tel appareil ? Le problème, c'est que bientôt vous n'aurez plus le choix, et les pilotes non plus. Exit les aéronefs concentrés de technologie destinée à améliorer leur performance et leur sécurité, vous serez obligés de voler à bord de ces appareils à bas prix en espérant qu'ils tiennent le coup. Science-fiction ? Oui heureusement, mais on s'en approche quand même avec ce nouveau coup tordu concocté par la sémillante Roselyne et ses accolytes.

Un amendement au PLFSS 2010 a été proposé la semaine dernière par les deux rapporteurs UMP du projet de loi et voté en catimini sans débat à l'Assemblée nationale (comme cela commence à être l'habitude pour les mesures dérangeantes...) : "Lorsqu'il existe plusieurs alternatives médicamenteuses à même visée thérapeutique, le médecin devra prescrire un traitement médicamenteux figurant au répertoire des groupes génériques, à moins que des raisons particulières tenant au patient ne s'y opposent" (raisons non précisées au demeurant). Faute de quoi les médecins récalcitrants (dont je fais partie !) seront sanctionnés par leur caisse locale d'Assurance Maladie sous forme de mise sous entente préalable de leurs prescriptions (ce qui équivaut de fait à une absence quasi-totale de remboursement des prescriptions du médecin).

En pratique qu'est ce que cela signifie ? Si je souhaite par exemple prescrire un anti-hypertenseur chez l'un de mes patients, je serai contraint sous peine de sanction, de prescrire un médicament ancien, tombé dans le domaine public, donc substituable par un générique. Si je souhaite absolument prescrire un médicament plus récent qui apporte des avantages par rapport à ses équivalents plus anciens, je serai sanctionné et ma prescription devra passer par les fourches caudines du service médical de l'Assurance Maladie.

Il faut savoir que chaque médicament commercialisé -donc mis à la disposition des médecins et des patients- est caractérisé par son niveau d'ASMR,
amélioration du service médical rendu, fixé par la Commission de la transparence :
  • Niveau I. : Progrés thérapeutique majeur
  • Niveau II. : Amélioration importante en termes d'efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables
  • Niveau III. : Amélioration modeste en termes d'efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables
  • Niceau IV. : Amélioration mineure en termes d'efficacité thérapeutique et/ou d'utilité au plan clinique (acceptabilité, commodité d'emploi, obervance), complément de gamme justifié ou avantage potentiel lié aux propriétés pharmaceutiques ou au moindre risque d'interaction médicamenteuse
  • Niveau V. : Pas d'amélioration avec avis favorable à l'inscription
  • Niveau VI : Avis défavorable à l'inscription collectivité ou Sécurité sociale
  • ASMR 00 Amélioration difficile à préciser
Pour être remboursables, les médicaments doivent avoir fourni la preuve d'un niveau d'ASMR suffisant (I, II ou III). Si donc un médicament récent est prescriptible et remboursable, c'est qu'il offre un progrès thérapeutique, et qu'il a toute sa légitimité. Pourquoi dans ce cas, obliger le médecin par des mesures coercitives à prescrire à sa place un médicament générique ?

DES MEDICAMENTS AU RABAIS

Que l'on se méprenne pas : je ne suis pas hostile au principe même du médicament générique, ni au principe d'économie des deniers publics. Je suis hostile (le mot est faible) en revanche aux génériques tels qu'ils sont conçus actuellement (voir mon article "Le scandale des médicaments génériques"), c'est-à-dire -n'ayons pas peur des mots- des médicaments au rabais, fabriqués dans deux seuls buts : engraisser les fabricants de génériques qui copient au plus bas prix et alléger les comptes de l'Assurance Maladie.

Un exemple tout récent et parmi tant d'autres je vous l'assure : je prescris un sirop antibiotique à une jeune enfant pour une otite moyenne aiguë. La maman se voit substituer ma prescription par son pharmacien bienveillant mais soucieux d'obéir à la Loi. Hé bien il lui a été impossible de dissoudre la poudre du générique dans le volume d'eau correspondant. Le résultat : une mixture infâme, remplie de grumeaux dans laquelle toute notion de dose à administrer était impossible à respecter et
bien entendu impossible à avaler par l'enfant. Donc destination poubelle pour la copie génériquée de l'antibiotique prescrit, traitement non suivi, complications, nouvelle consultation (et encore j'ai évité le recours au spécialiste), re-prescription... C'est vrai qu'il n'y a pas mort d'homme, mais où est l'économie réalisée ? Il est vrai que nos décideurs n'ont que faire de tels exemples pourtant pluri-quotidiens, et que le seul argument qui tienne est le chiffre inscrit en bas de la colonne de droite !

TOLLE GENERAL

Aussitôt connue, la disposition a donc provoqué des réactions indignées -et pour une fois unanimes- de la part des syndicats de médecins, alors que Hubert Olivier, vice-président de Gemme, organisme réunissant la quasi-totalité des laboratoires fabricant de génériques, se félicite de la disposition en déclarant : "On est en train de passer du générique recours au générique préférence, c'est très bien". Très bien pour qui ?
Certainement pas pour les premiers intéressés, c'est-à-dire les patients et leurs médecins traitants. Il s'agit là d'une mesure proprement scandaleuse, comme nous y habitue peu à peu malheureusement ce gouvernement.

Scandaleuse car les patients vont se voir imposer malgré la volonté de leur médecin, des copies de médicaments fabriquées à l'économie et dont les effets peuvent s'avérer néfastes, et se voir privés du bénéfice potentiel de médicaments récents.

Scandaleuse car les médecins de fait perdent leur liberté de prescription et pire encore, le contrôle de leur prescription. Car en cas de substitution c'est le pharmacien qui délivre un générique (en général celui qui lui fournit la marge la plus confortable) parmi les dizaines qui existent pour un même produit, avec entre elles des différences qui sont parfois notoires en termes de biodisponibilité, d'effets indésirables ou d'intolérance.

Scandaleuse car une fois encore on tente de faire peser
le fardeau des économies à réaliser sur les médecins traitants et leurs patients, devenus les lampistes de service. On tente de faire croire au public que le déficit de l'Assurance Maladie est dû aux prescriptions somptuaires des médecins généralistes sous la pression des vilaines firmes pharmaceutiques, alors que la gabegie est partout et notamment dans l'organisation même du système de santé en France, à l'hôpital notamment et en particulier au sein même de l'Assurance Maladie. Je serai par exemple curieux de connaître son coût paperasse annuel. Car ne l'oublions pas, derrière chaque formulaire en 4 exemplaires que nous remplissons et qui sont ventilés dans différents services, se "cachent" plusieurs fonctionnaires chargés d'analyser, d'archiver lesdits formulaires. Derrière chaque brochure en papier glacé qui nous est adressée par la Caisse, combien de créatifs, de rédacteurs, de photographes, d'illustrateurs sont payés sur le budget de l'Assurance Maladie, et pour quel bénéfice en termes de santé publique ? Le budget de l'état explose, les dépenses de l'Elysée n'ont jamais été aussi importantes, on peaufine le Grand Emprunt (sans savoir encore à quoi il va bien pouvoir servir) qui va creuser encore une peu plus la dette déjà abyssale, et on tente de rogner qur ce qui est le plus précieux pour une nation : la santé et l'éducation de ses citoyens !

Scandaleuse car on veut délibérément pourrir encore un peu plus l'exercice quotidien des médecins généralistes qui sont de moins en moins nombreux et dont la charge de travail, notamment administrative, ne cesse d'augmenter. Il faut sauver le médecin généraliste titre cette semaine l'hebdomadaire Panorama du Médecin en publiant les résultats d'un sondage réalisé auprès des étudiants en médecine : 23.1% seulement des étudiants de 6ème année désirent devenir généralistes. En septembre dernier, ce sont 612 postes d'internes en médecine générale qui n'ont pas été pourvus (contre 452 en 2007 et 609 en 2008). Sur le terrain les choses sont claires : plus personne ne veut faire ce boulot, c'est aussi simple que cela. Depuis le printemps dernier à Orléans, pas moins de cinq médecins généralistes ont cessé leur activité pour des raisons diverses (retraite, réorientation vers la médecine salariée, problèmes de santé...) sans être remplacés. Récemment, le remplaçant d'un malheureux confrère obligé de cesser son activité pour raison de santé a décliné l'offre de reprise de l'activité, non pour des raisons financières ou géographiques (cabinet renommé très bien situé en centre-ville, grosse clientèle, etc) mais parce qu'il "y avait trop de boulot" !

LE SYTEME DE SANTE A L'AGONIE

Y aura t-il encore des généralistes dans dix ans ? Euhhh des généralistes français je veux dire... car nos confrères bulgares, roumains, tchèques, polonais, hongrois, ont eux tendance à se bousculer au portillon de nos frontières. Pourquoi pas après tout ? Mais je n'ai pas le sentiment que c'est de cette manière là que l'on va maintenir le niveau de notre système de santé et la performance de nos praticiens qui tous, les uns après les autres quittent l'hôpital public où abandonnent la profession de soignants. Ce n'est pas non plus ainsi, à coup de mesures coercitives ineptes que nos compatriotes seront mieux soignés. Dans les faits ils le sont de moins en moins bien. Voilà six ans que j'apporte des soins bénévolement dans une association créée pour venir en aide aux sans-papiers ou aux personnes dépourvues de couverture sociale. Depuis un an, nous recevons de plus en plus fréquemment des personnes en grande précarité, qui ne bénéficient pas de la CMU, mais qui faute de pouvoir s'offir une mutuelle ne peuvent plus se permettre le luxe de consulter un médecin ou d'aller chez un pharmacien.

Nos gouvernants ont la volonté affichée de "casser" le système, selon les voeux de campagne du candidat Sarkozy. Pourquoi pas, il y a tellement de choses à réformer dans notre pays. Mais pas à n'importe quel prix et sans concertation avec les acteurs de terrain et surtout pas au détriment des plus faibles, alors que les puissants ou les plus fortunés continuent leur petit bonhomme de chemin. Le Président voulait du Guy Môquet dans nos lycées, qu'il soit rassuré : l'esprit de la Résistance n'est pas mort dans notre pays, et il pourrait bien se réveiller un jour ou l'autre !

Dr Max Fleury

Par Dr Max Fleury - Publié dans : Actualité
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 08:23

Les vaccins contre la grippe saisonnière pourraient offrir une protection relative contre la grippe A(H1N1), déclarent des chercheurs mexicains.


Ces scientifiques ont observé une probabilité nettement moins élevée de contracter la grippe A(H1N1) ou d'y succomber chez des personnes déjà vaccinées contre la grippe saisonnière, par rapport à celles n'ayant pas été vaccinées du tout. "Ces résultats sont à considérer prudemment et n'indiquent en aucun cas que le vaccin contre la grippe saisonnière devrait remplacer le vaccin contre la grippe pandémique A(H1N1) 2009", écrivent dans le British Medical Journal les chercheurs de l'Institut national de la santé publique de Cuernavaca. Mais ils estiment que cela pourrait réconforter les personnes déjà vaccinées contre les grippes saisonnières, alors que les campagnes de vaccination contre le virus A(H1N1) commencent seulement.

L'étude a porté sur 80 personnes atteintes de la grippe A et 180 ayant d'autres maladies. Selon les chercheurs, 29 % des personnes non vaccinées ont contracté la grippe A, contre 13 % des personnes vaccinées contre la grippe saisonnière. Aucun des patients vaccinés n'est mort, mais 35 % des malades de la grippe A qui sont morts n'avaient pas été vaccinés.

La plupart des études parues jusqu'alors montraient que les vaccinations habituelles ne protégaient pas ou peu contre le nouveau virus, éloigné des formes classiques de la grippe. Des chercheurs canadiens ont même suggéré que des personnes vaccinées contre la grippe saisonnière étaient davantage exposées au H1N1, mais l'Organisation mondiale de la santé a mis ces conclusions en doute.

Info d'après Le Monde en ligne, 7/10.2009

Néanmoins, il y a là un argument de plus pour ne pas hésiter à se faire massivement vacciner contre la grippe saisonnière, dont le vaccin (sans adjuvant)  a largement fait la preuve de son inoccuité : rendez-vous tous chez votre médecin traitant !!! (NDLR)

Par Dr Max Fleury - Publié dans : Actualité
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 08:34
Une patiente avisée -travaillant dans le biomédical- m'a fait remarquer que la souche du virus H1N1 était déjà présente dans le vaccin contre la grippe saisonnière version 2008/2009 :

 Virus grippal* contenant des antigènes analogues : A/Brisbane/59/2007 (H1N1), A/Brisbane/10/2007 (H3N2), B/Brisbane60/2008.

Quand l'on sait que, chaque année, ce vaccin saisonnier est préparé en fonction des souches de virus circulantes dans l'hémisphère sud, il est étonnant que l'on y retrouve du H1N1 l'hiver dernier! Personne n'avait alors évoqué la dangerosité potentielle de cette souche virale...

Aucun commentaire ne s'est fait l'écho de cette réalité (vérifiée par le contrôle de mon VIDAL). Alors, on nous a présenté -ou bien je n'ai rien compris à rien- ce H1N1 comme étant un virus ayant muté depuis le cochon, à partir d'un élevage mexicain, alors qu'il est connu depuis longtemps comme agent responsable de la grippe saisonnière...

Où est la vérité ? Que faut il en déduire ? Si quelqu'un a la réponse, qu'il me le fasse savoir !
Par Dr Max Fleury - Publié dans : Actualité
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 22:09
En cas d'épidémie de grippe A H1N1, vous pouvez vous munir de ce masque pour vous en prémunir. Il s'agit d'un masque révolutionnaire de fabrication française aux normes NF, dont l'existence m'a été révélée par un ami de Voiron. Rien à voir avec les produits fabriqués en Chine Dieu seul sait dns quelles conditions ! Son efficacité antivirale est encore renforcée si vous l'imprégnez auparavent d'une solution alcolique d'eau de vie de Chartreuse (verte de préférence, la chartreuse jaune pourrait laisser une impression équivoque)...

Ce masque est compatible avec le port de lunettes correctrices.
A noter toutefois une recommandation importante :
préférer un masque neuf n'ayant jamais servi, son port en sera facilité et n'entraînera aucune gêne pour le porteur.

C'étaient les conseils du jour de l'équipe EPI (Equipement de Protection Individuelle). Travailler en sécurité, c'est préserver sa santé.
Par Dr Max Fleury - Publié dans : Prévention
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 23:17
Chers amis lecteurs fidèles de ce blog et qui m'encouragez - à l'instar de mon éminent et apprécié confrère cardiologue qui se reconnaîtra - j'ai repris la rédaction de mon blog après de longues semaines (mois ?) de silence rédactionnel. Pour tout vous dire, il y a eu les vacances (brèves), la rentrée sur les chapeaux de roues avec de petites journées de 12 heures au cabinet, et la rédaction d'un ouvrage à paraître début 2010 (en fait 2 ouvrages en redaction simultanée), une élection à l'Académie d'Orléans qui m'oblige à préparer quelques communications, ce n'est donc pas par négliglence que j'ai délaissé ce blog où je peux laisser libre cours à mon humeur, tout en apportant une information utile aux patients, avec toujours beaucoup de plaisir et sans prétention. N'hésitez pas à me laisser des commentaires (et même des encouragements)  ou des suggestions de thèmes à traiter... Avec toutes mes amitiés et mes remerciements pour votre fidélité.
Dr Fleury.
Par Dr Max Fleury
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 22:51

Après avoir été de bien des manières le sauveur de l'homme – eu égard par exemple au nombreux coeurs humains sauvés par des prothèses valvulaires d'origine porcine, le cochon sera t'il à l'origine de l'extinction de la race humaine ? C'est presque ce que l'on serait tenté de penser à l'écoute des communiqués alarmistes dont nos oreilles sont rebattues à longueur de journée.


C'est la peste noire qui revient, le virus Ebola n'étant à côté qu'une aimable plaisanterie. A moins qu'il ne s'agisse d'un châtiment d'Allah ou de Yavhé, qui nous avaient bien prévenus de nous tenir éloignés de ces impures bestioles ! La fin du monde vous dis-je... mais pas pour toute le monde. Les fabricants de vaccins, de Tamiflu, de masques de protection ou de gel hydroalcolique se frottent les mains (désinfectées). Jamais leurs chiffres d'affaires n'ont été aussi bons. En attendant l'inventeur génial qui mettra au point une sorte de préservatif géant dont nous pourrions tous nous couvrir de la tête aux pieds pour déambuler dans les rues, les boutiques et les transports en commun, ce qui donnera à nos rue une petite allure à la Découflé ou du Cirque du Soleil et qui aura le mérite de ravir les esprits et d'amuser les enfants ! Imaginez toute une classe ressemblant à une plantation de mini-obélisques redécorés par AIDES ! Car à moins d'une solution aussi radicale, je ne vois pas comment nous pourrions éviter d'être tous contaminés d'une manière ou d'une autre. La fin du monde vous dis-je !


Les masques peuvent être certes une protection efficace, mais vu le nombre de patients qui toussent et éternuent pour une raison toute autre que la gripe pendant la saison hivernale, nos rues, nos écoles et nos magasins vont vite prendre l'allure d'une salle d'opération ou de réanimation. Sans compter que cela peut donner lieu à toutes les exactions possibles. Rajoutez un chapeau et des lunettes noires et vous voilà capable de braquer impunément votre buraliste ou votre boulanger préféré sans crainte d'être reconnu, surtout si à ce moment là vous souffrez en plus d'une extinction de voix ! Que dire aussi des caméras de vidéo-surveillance -pardon, de vidéo-protection- qui truffent désormais nos rues, il y a fort à parier que le nombre d'aides-opératoires et de chirurgiens inculpés pour vol de scooter ou de vol à l'arraché va exploser - « on vous a reconnus, c'était vous ! »- ...ce qui n'arrangera pas la démographie médicale déjà défaillante !


Selon la sémillante Roselyne, notre bien-aimée et omniprésente ministre à la voix rauque, le médecin généraliste serait au coeur du dispositif de lutte contre la grippe A. Ce qui me vaut au moins trente fois par jour la même question de la part de mes patients : « alors Docteur, et la grippe A, vous en pensez quoi ? ». Ce à quoi je réponds chaque jour une trentaine de fois invariablement : « Rien ! ». Car en fait les patients qui ont le temps d'écouter la radio ou de regarder les informations à la télévision, sont mieux informés que moi qui travaille douze heures par jour enfermé dans mon cabinet. Nous sommes soi-disant au coeur du dispositif, mais personne de nous dit rien. Depuis Juillet, j'ai reçu en tout et pour tout deux lettres de la DASS, l'une pour me dire où je pouvais me fournir en masques de protection, l'autre pour m'inciter à ne pas prescrire de Tamiflu de manière inconsidérée. Je résume... Pour le reste, il faut me connecter sur un site adhoc qui ne m'apporte guère plus de renseignements, en dehors du fait qu'il faut que je retire les journaux de ma salle d'attente et que je propose des masques à mes patients tousseurs et éternueurs. Quid de la durée des arrêts de travail que nous allons devoir signer à tour de bras dès l'apparition des premières « gripounettes » saisonnières ? Je crains que l'hiver ne soit long et que l'absentéisme au travail pour maladie -cette fois incité par les employeurs- n'explose. La France tournera au ralenti, un peu comme un mois d'Août prolongé...Cela mettra t'il pour autant du soleil dans notre coeur ? En revanche cela plombera certainement un peu plus le déficit de la Sécurité Sociale.


L'attitude des uns et des autres tourne à l'hystérie paranoïaque. L'autre jour à la radio, une responsable des ressources humaines indiquait que désormais dans sa société, les bises et les poignées de mains étaient désormais interdites. Les défenestrations, pendaisons et auto-mutilations resteraient néanmoins à l'appréciation des employés !


Il y a quelques semaines, un militaire de mes patients se fait mettre en quarantaine pour grippe A par son médecin d'unité. Il vient me consulter aussitôt après et bien entendu il ne présentait aucun symptôme grippal, tout au plus souffrait-il d'une simple rhume saisonnier. Il repartit à son service illico dès la porte de mon cabinet franchie !


La semaine dernière une mère paniquée me téléphone car sa fille de neuf ans avait été renvoyée de l'école avec l'étiquette « Grippe A ». C'est tout juste si on ne l'avait pas affublée d'une clochette à agiter dans les rues d'Orléans pour que les passants changent de trottoir. Bilan de l'enquête, elle ne souffrait que d'une simple virose digestive.


Voilà, je crains un exemple des excès hystériques que nous allons devoir gérer tout au long de la saison froide. Car il faut le savoir, avant d'attribuer formellement la responsabilité d'un syndrome grippal au virus H1N1, il faut pratiquer une sérologie par PCR (une technique d'amplification génique) qui coûte dans les 300 euros et ne se pratique que dans quelques centres en France.


Le mêmes patients qui me réclament à corps et à cris du Tamiflu dès les prémices d'un banal rhume de cerveau, sont souvent les mêmes que je dois convaincre tous les hivers -bien souvent en vain- de se faire vacciner contre la gripe saisonnière, bien plus sévère a priori que ce que nous constatons à ce jour à propos de la grippe H1N1. Car qui a connu un jour dans sa vie les affres d'une vraie grippe s'en souvient à coup sûr : une fièvre de cheval, parfois dépassant les quarante degrés, des courbatures à ne plus pouvoir bouger une jambe ou un bras, des maux de tête dignes des effets d'une torture médiévale, sans compter un toux incessante qui vous fait compter vos alvéoles pulmonaires dans votre mouchoir (en papier, à jeter dans une poubelle fermée s'ouvrant par un mécanisme au pied, cela va sans dire...). Rien à voir donc avec les syndromes para-grippaux dont nous sommes tous victimes chaque hiver : petites céphalées, fièvrounette à 38°5, quelques courbatures dorsales et qui avec un traitement simple s'estompent en deux ou trois jours au plus.


Alors que dire maintenant de ce fameux vaccin dont des millions de doses ont été commandées par les pouvoirs publics et dont on se sait pas si elles seront un jour livrées ? Qui va vacciner ? Comment ? Quelle est la nature du vaccin ? Comment est-il fabriqué ? Présente t'il toutes les garanties d'innocuité (comme le vaccin saisonnier par exemple) ? Personne n'est capable de répondre à ces questions pourtant fondamentales, et chaque jour apporte son lot d'informations contradictoires. Car, il faut le savoir, un vaccin est loin d'être anodin. Il vient stimuler le système immunitaire et peut provoquer des réactions adverses chez des sujets prédisposés. On a tous en mémoire les soupçons qui ont pesé sur les premières moutures du vaccin contre l'hépatite B -jamais confirmés pour intérêts économiques manifestes- et qui ont ensuite été résolus avec le changement de composition et notamment des adjuvants utilisés. Le vaccin (les différents vaccins ?) préparés contre le virus H1N1 présentent-ils toutes les garanties d'inocuité ? Nul ne peut l'affirmer à ce jour. J'ai appris aujourd'hui que l'INSERM prévoyait d'instaurer un suivi des patients vaccinés contre le H1N1 (source France Info et non un communiqué aux médecins qui seront impliqués -réquisitionnés ?- pour vacciner) afin de vérifier la survenue d'effets secondaires... Voilà qui est rassurant ! Il est sûr que si les mesures gouvernentales sont appliquées – vaccination systématique de masse de 30 millions de personnes- les effets adverses du vaccin (préparé dans quelles conditions ? Avec quels adjuvants ? Non testé en laboratoire...) risquent de l'emporter sur les effets de la grippe elle même.


Pour conclure sur une note optimiste, cette campagne pourrait avoir néanmoins un effet éducatif favorable : si l'on arrive à persuader les patients de porter un masque quand ils toussent ou éternuent, de se laver plusieurs fois par jour les mains au savon (nous sommes l'un des pays où l'on se lave le moins les mains), de jeter leurs mouchoirs en papier à la poubelle au lieu de les laisser traîner sur les chaises ou les tables, nous aurons progressé en matière de santé publique. A quelque chose malheur pourrait être bon !

 

Une autre conclusion, moins conformiste : je suggère que nous nous embrassions tous

affectueusement, ainsi nous mourrons tous de pneumonie, mais heureux !

 

Longue vie au cochon !



Par Dr Max Fleury - Publié dans : Humeurs
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